Cadre général
L’Union européenne n’a pas adopté de réglementation spécifique concernant les ESA. La seule harmonisation concerne les déplacements transfrontaliers d’animaux de compagnie : identification (puce électronique), vaccination antirabique et passeport européen.
Logement
En Europe, il n’existe pas de droit commun garantissant l’accès au logement pour un ESA. Chaque pays applique sa propre réglementation : certains bailleurs ou autorités locales peuvent exiger des justificatifs médicaux, d’autres laissent l’appréciation au propriétaire ou au règlement de copropriété.
Transports
Dans les trains, bus ou métros européens, les ESA sont généralement assimilés aux animaux de compagnie. Les règles diffèrent selon les compagnies ferroviaires ou de transport urbain (ex. SNCF, Deutsche Bahn, Renfe, Trenitalia). Poids, muselière, billet animal et conditions de voyage varient d’un opérateur à l’autre.
Voyages aériens
Depuis 2021, les règlements européens sur le transport aérien n’imposent plus aux compagnies de reconnaître les ESA. Les règles varient donc selon la compagnie : certaines autorisent les petits animaux en cabine, d’autres exigent le transport en soute. Les chiens guides et d’assistance, eux, restent protégés par la législation.
Accès aux lieux publics
Dans la majorité des pays européens, les ESA n’ont pas de droits particuliers d’accès aux commerces, restaurants, administrations ou lieux publics. L’autorisation dépend de la tolérance du gestionnaire du lieu. Seuls les chiens guides et d’assistance bénéficient d’une protection légale uniforme.
Recours & litiges
En cas de refus (logement, transport, accès), les recours possibles dépendent du droit national. Dans certains pays, il est possible de déposer une réclamation auprès d’un médiateur ou de l’autorité de la consommation. Toutefois, il n’existe pas de droit uniforme européen garantissant la reconnaissance des ESA.
Lettre ESA
Dans certains pays européens, une lettre ESA rédigée par un professionnel de santé peut faciliter la demande d’aménagements (logement, voyage), mais elle n’a pas de valeur juridique universelle en Europe. Chaque État membre reste souverain pour décider de la reconnaissance (ou non) de ce type de document.