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Médecins & psychologues – Lettre ESA

Comment évaluer une demande de lettre ESA, la rédiger correctement et informer le patient de ses limites d’utilisation. Un guide clair et neutre à destination des professionnels de santé.

⚖️ Important : en Europe, les animaux de soutien émotionnel (ESA) ne disposent pas des mêmes droits que les chiens d’assistance. Une lettre ESA peut faciliter certaines démarches (logement, voyage), mais elle n’est pas un passeport universel.

1. L’évaluation clinique du patient

Lorsqu’un patient sollicite une lettre ESA, la première étape consiste à évaluer la légitimité de sa demande. Le médecin ou psychologue doit examiner les troubles présentés, la manière dont la présence d’un animal peut contribuer à soulager les symptômes, et vérifier si des alternatives thérapeutiques ne seraient pas mieux adaptées.

L’évaluation doit aussi prendre en compte la capacité du patient à prendre soin de l’animal : temps disponible, ressources financières, environnement adapté (taille du logement, acceptation des colocataires ou bailleurs). Toutes ces informations doivent être consignées dans le dossier médical pour assurer la traçabilité.

2. Rédiger une lettre ESA conforme

Une lettre ESA doit être nominative, datée et signée. Elle doit indiquer l’identité du praticien, ses coordonnées professionnelles et son numéro d’inscription à l’ordre si applicable. La formulation doit rester sobre, centrée sur le fait que la présence de l’animal contribue au bien-être psychologique du patient, sans détailler inutilement des informations médicales sensibles.

Il est recommandé d’indiquer une durée de validité (souvent 12 mois), afin que la situation soit réévaluée régulièrement. Enfin, il est important de préciser que la lettre n’a pas de valeur légale universelle : elle peut être acceptée ou refusée selon les compagnies de transport, bailleurs ou pays concernés.

📎 Pour des exemples concrets, consultez notre page modèles de lettre ESA.

3. Situations pratiques fréquentes

Certains patients souhaitent venir en consultation accompagnés de leur ESA. Dans ce cas, le professionnel peut accepter, à condition de garantir l’hygiène et la sécurité, mais il reste libre de refuser si les conditions ne sont pas réunies (salle non adaptée, autres patients gênés). Une solution alternative doit alors être proposée (téléconsultation, autre créneau).

Lorsqu’un patient souhaite utiliser la lettre pour un voyage ou un logement, il est important de l’informer que chaque compagnie aérienne, chaque bailleur ou chaque pays a ses propres règles. La lettre ESA doit être complétée par des justificatifs vétérinaires (vaccins, identification) et une confirmation écrite de l’organisme concerné.

Enfin, si le médecin estime que la demande n’est pas fondée, il peut refuser la délivrance d’une lettre ESA. Ce refus doit être expliqué avec clarté et bienveillance, en proposant éventuellement d’autres solutions thérapeutiques.

Checklist pour les médecins et psychologues

Avant de signer une lettre ESA, vérifiez :

  • Que l’indication clinique est pertinente et documentée.
  • Que le patient peut réellement assumer la responsabilité de l’animal.
  • Que la lettre est correctement rédigée : identité, date, signature, limites d’usage.
  • Que le patient est informé des restrictions légales et pratiques.
Vous pouvez utiliser nos modèles pour simplifier la rédaction.